Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée de lettres modernes, professeure de linguistique à l’Université Paris Cité, médaille d’argent du CNRS, Anne Abeillé a codirigé La Grande Grammaire du français (Actes Sud, 2021) et publié récemment Le français va très bien, merci (Tract Gallimard, 2023). Elle est également membre honoraire de l’Institut universitaire de France, de la Société de Linguistique de Paris et de l’Academia Europaea. Depuis 2021, elle dirige la Linguistics Graduate school.
Elisabeth Roudinesco est universitaire, docteur ès lettres et historienne (HDR, 1991), et a été chercheuse associée au département d’histoire de l’Université de Paris VII où elle a dirigé des thèses pendant vingt ans. Son séminaire sur l’histoire de la psychanalyse a été ensuite rattaché au département d’histoire de l’Ecole normale supérieure (ENS) entre 2010 et 2024. Elisabeth Roudinesco a été membre de l’Ecole freudienne de Paris (1969-1981) où elle a reçu une formation psychanalytique. Elle a publié des dizaines d’articles, de conférences (délivrées en France et à l’étranger), ainsi qu’une vingtaine d’ouvrages traduits dans le monde entier (en 25 langues). Parmi eux, une Histoire de la psychanalyse en France (2.vol, 1982-1986) une biographie de Jacques Lacan (1 vol, 1993), un Dictionnaire de la psychanalyse en coll. avec Michel Plon, un dialogue avec Jacques Derrida, De quoi demain, (Fayard/Galilée, 2001), Sigmund Freud en son temps et dans le nôtre, (Seuil, 2014), Dictionnaire amoureux de la psychanalyse, (2017, Plon/Seuil, 2017) Soi-même comme un roi (Seuil, 2021). Elle est présidente de la Société internationale d’histoire de la psychiatrie et de la psychanalyse (SIHPP), depuis 2007, chroniqueuse au Monde des livres depuis 1996, membre du comité scientifique de la revue History of Psychiatry, de la revue Cliniques méditerranéennes, depuis 2003. Actuellement, elle est vice-présidente et co-fondatrice avec Olivier Bétourné de l’Institut histoire et Lumières de la pensée créé en 2021.
Enseignante à l’université de Rennes, Raphaëlle Hérout travaille sur l’imaginaire linguistique et la représentation des langues chez des auteurs et autrices du XXe et XXIe siècle. Après une thèse consacrée à l’imaginaire linguistique du surréalisme, ses travaux portent sur la question des normes langagières et sur la vocation émancipatrice de la langue poétique. Raphaëlle Hérout a publié Surréalisme : résister, réinventer la langue aux éditions Otrante en 2021 : Et si la possibilité de « changer la vie » ou « transformer le monde », selon les mots d’ordre de Marx et de Rimbaud, passait d’abord et avant tout par une nouvelle façon de dire le monde ? Tel était le pari des surréalistes qui, en initiant une révolution culturelle, ont fait du langage l’arme première pour instituer un nouveau rapport au monde.