En résidence à la Cité internationale de la langue française

Chaque mois, découvrez les artistes, auteurs et chercheurs accueillis en résidence à la Cité !

26 février 2026

La Cité internationale de la langue française est un lieu dédié à la promotion et à la célébration de la langue et des cultures francophones. À travers son programme de résidences artistiques et de recherche scientifique, la Cité s’engage auprès des artistes et chercheurs en leur offrant un espace d'exploration, de création et de rencontre avec les publics.

En savoir plus sur ces programmes sur la page dédiée aux résidences à la Cité

En résidence au mois de mars

Musique - Humour | Le Cabaret Camfranglais

En résidence du lundi 23 février au samedi 28 février 2026

En partenariat avec le Fonds de dotation Ambition Saint-Denis

Qu’elles soient issues du créole urbain du Cameroun ou des parlers de la jeunesse de Saint-Denis (la ville aux 130 langues et où repose François Ier !), toutes les facettes de la langue française amusent les artistes du Cabaret camfranglais. Ils mêlent le slam et le rap à l’humour dans un exercice de style virevoltant. Parmi eux, les humoristes du Valéry Ndongo Comedy Club, célèbre temple du rire au Cameroun, font entendre leur verve piquante et inimitable !

En résidence de création à la Cité, ils livrent au public le résultat de leur travail avant de partir en tournée en Seine-Saint-Denis et en Afrique de l’Ouest.

↘ Répétition ouverte le samedi 28 février à 17h, dans l’Auditorium de la Cité. En savoir plus

Arts visuels | Jean-Pierre Mot, « De boîtes en boîtes »

En résidence du lundi 2 février au dimanche 29 mars 2026

En partenariat avec le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, le FRAC Picardie, Engramme, Méduse et le Musée de la Civilisation du Québec.

Au travers de sa résidence, Jean-Pierre Mot explore la question de la métamorphose par le biais du renouveau de la langue française dans la mémoire collective et plus particulièrement du prisme de la communauté.

L’artiste crée des œuvres éphémères à partir d'objets trouvés et d'emballages de produits qu’il consomme, sous forme d’installation ou de sculptures. Son travail s’élabore autour du “mot trouvé” et plus particulièrement des logos, écrits et du langage imprimé que l’on retrouve sur les emballages de produit de consommation, tout en critiquant les notions identitaires et les tensions de pouvoirs liées à la production de masse.

↘ Jean-Pierre Mot rencontre les élèves de la classe CHAAP (Classe à Horaires Aménagés Arts Plastiques) du Collège Jean Racine à Château-Thierry, à l’occasion de deux ateliers en classe et d’un atelier à la Cité les mercredi 4, mercredi 11 et mardi 24 mars 2026.

Ecriture | Soukaina Habiballah, « Sous_Kaina »

En résidence du lundi 23 février au dimanche 8 mars 2026

En partenariat avec l’Institut Français, dans le cadre du programme Livres des deux rives

Le projet « Sous_Kaina » est un texte poétique de longue haleine, conçu comme une recherche poétique en onomastique. Il interroge les prénoms féminins marocains en tant qu’objets culturels et historiques, en analysant ce qu’ils révèlent et ce qu’ils occultent, et en les considérant non pas comme de simples désignations, mais comme des vecteurs de mémoire et de marginalisation des femmes à travers les générations.
Le point de départ du texte est le prénom de l’autrice, marqué par une erreur délibérément maintenue par le père. À partir de cette expérience intime, le projet élargit sa réflexion aux noms des femmes et à la question de leur droit à être nommées, ou à refuser d’être nommées, par ces prénoms.
Le texte articule une exploration transdisciplinaire croisant la maternité, la paternité, le rapport au corps et à l’alimentation, l’astronomie, l’histoire et l’anthropologie. Pensé dès l’origine pour la scène, « Sous_Kaina » s’inscrit dans une démarche de performance où le texte devient un espace de recherche et de transmission.

Ecriture | Dhia Bousselmi, « Molière…en français ? »

En résidence du lundi 16 février au dimanche 22 mars 2026

En partenariat avec l’Institut Français, dans le cadre du programme Livres des deux rives

Après L’Étranger d'Albert Camus et Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, Dhia Bousselmi entre en résidence à la Cité pour traduire cinq pièces de Molière vers le dialecte tunisien : Le Tartuffe, L’Avare, Le Malade Imaginaire, Le Misanthrope et Les Femmes Savantes.

 Café-lecture le samedi 21 mars à 11h, dans la salle Chêne. En savoir plus

Ecriture | Ralph Doumit, « Les aventures d’Otto -Tome 2 : Le dernier oiseau-éléphant »

En résidence du lundi 23 février au samedi 28 mars 2026

En partenariat avec l’Institut Français, dans le cadre du programme Livres des deux rives

Lorsqu’il était enfant, ses parents racontaient à Otto l’histoire des Oiseaux-Éléphants qui vivaient dans la région du Pays Chaud il y a longtemps. Les oiseaux-éléphant, lui disait-on, ont disparu depuis belle lurette. Le souvenir lointain de leur existence le fascinait. Il rêvait de ces êtres à la fois proches de lui (ce sont des oiseaux) mais si différents (ils sont de très grande taille). Il les dessinait souvent.

Or un jour, lors de ses jeux d’enfants avec ses amis du pays chaud, il avait lancé une bouteille à la mer contenant un dessin qu’il avait fait, représentant l’un de ces oiseaux-éléphants. Aujourd’hui, et alors qu’il est installé en ville, qu’il a noué un lien fort avec Ivika, suite aux péripéties du Tome 1, il reçoit une lettre de ses amis du Pays Chaud. Ces derniers lui apprennent que, des années plus tard, ils ont retrouvé, revenue sur la plage, la bouteille qu’il avait jetée à la mer dans leur enfance. Ils lui annoncent que son dessin y est encore mais qu’il est complété ! Autour du personnage d’oiseau-éléphant qu’il avait dessiné, est désormais ajouté un décor : de la végétation et un massif montagneux dont la forme très reconnaissable ne trompe pas. Il s’agit d’une représentation d’une île, située au large du pays chaud.

Otto en est certain : quelqu’un essaye de le guider sur cette île sur les traces des oiseaux-éléphants. Et si les oiseaux-éléphants existaient toujours et que c’était justement l’un d’eux qui lui indiquait où le trouver ?

↘ Ralph Doumit rencontre les élèves du Lycée Européen de Villers-Cotterêts à l’occasion d’un atelier d’écriture et d’un échange en classe le vendredi 27 mars 2026.
 Café-lecture le samedi 21 mars à 11h, dans la salle Chêne. En savoir plus

Recherche | Catherine Froment, « Claude de France au château de Villers-Cotterêts »

En résidence du lundi 2 au samedi 7 mars 2026

À partir des gisantes des reines de la basilique Saint-Denis, l’autrice Catherine Froment poursuit son cycle d’écriture autour des reines de France au château de Villers-Cotterêts avec Claude de France, première épouse du roi François 1er, connue de tous, sans être connue. En réveillant les reines au temps présent, l’écrivaine réhabilite ces figures féminines royales et met en lumière des aspects méconnus de leur histoire.

Accueillie en résidence à la Cité, elle collabore avec l’historienne Kathleen Wilson-Chevalier, spécialiste de l’histoire de Claude de France.

↘ Lecture publique le samedi 7 mars 2026 à 18h, en salle Chêne et dans la chapelle. En savoir plus

Design | Chloé Serre et Tom Cazin, Création d’un jeu de plateau

En résidence du lundi 9 au mercredi 18 mars 2026

Lors d’une première collaboration, Chloé Serre et Tom Cazin ont imaginé le jeu de plateau Agency dont le but est de créer la meilleure histoire en équipe. Ce jeu narratif traite du concept de storytelling, une stratégie de narration mise en place par des entreprises à des fins promotionnelles.

À l’occasion de leur résidence à la Cité, les deux artistes sont de nouveau réunis pour imaginer un nouveau jeu de plateau collaboratif, qui traite du langage de la médiation, et de la manière dont les espaces culturels et muséaux présentent les œuvres aux publics.

Chloé Serre et Tom Cazin sont accueillis à la Cité en deux temps : une période de résidence de recherche répartie entre novembre 2025 et mars 2026, et une seconde résidence de création du jeu, prévue à l’automne 2026.

Musique | Samira Negrouche et Floy Krouchi, « L’Autre Sens »

En résidence du lundi 16 au vendredi 20 mars 2026

En partenariat avec la Fondation Royaumont

Samira Negrouche est une des voix majeures de la poésie algérienne. Dans son œuvre poétique traduite dans une trentaine de langues, elle interroge les lisières, les frontières (physiques, linguistiques, symboliques), le dialogue avec l’Autre, le lien à la Terre, aux langues, au corps, à l’amour.

Fortement inspirée par la musique traditionnelle hindoustani, la bassiste et électroacousticienne Floy Krouchi explore la microtonalité, la vibration, la profondeur et la capacité méditative du son. Elle a développé un instrument hybride, la FK Bass avec capteurs intégrés, qui s’appuie sur l’électronique et permet des transformations en temps réel.

Ensemble elles proposent une lecture poétique et musicale conçue comme une performance évolutive nourrie de leur rencontre, de leurs échanges, de leurs explorations, de leurs interactions mais aussi de la découverte et de l’écoute mutuelle de leurs œuvres respectives.

Une performance vibratoire née de la sidération actuelle d’être au monde, de nos capacités disparates à voir l’ébranlement en regard d’expériences passées mais aussi de ce qui nous aide à rester enracinés et à croire à un chemin nouveau pour la vie.

↘ Rencontre avec les artistes sous forme de laboratoire musical le jeudi 19 mars 2026 à 16h, dans la salle Québec. En savoir plus

Musique | La Compagnie le Berger des Sons, « InnU-Uman»

En résidence du dimanche 22 au samedi 28 mars 2026

Dans une Francophonie traversée par une mosaïque de voix, la poésie, les chants et la musique issus des cultures autochtones et régionales sont les gardiens d’une mémoire collective essentielle. Chaque langue, née d’un territoire, porte en elle une vision du monde. Elle dit la relation que l’humain entretient avec les éléments, le vivant, l’invisible. Il en va ainsi de l’innu-aimun comme de l’occitan : deux langues premières, enracinées dans la Terre, traversées par les noms des neiges et des vents, les récits de traditions orales, la mémoire sensible de milliers d’hommes et de femmes à travers les siècles.

À l’heure où la biodiversité recule et où des langues s’éteignent dans le silence, ce spectacle trace une voie sensible entre résistance et résonance.

INNU UMAN pose cette question : avant même les langues humaines, n’existe-t-il pas une langue commune, faite de souffle, de vibration, d’écoute ? Un langage sans frontière, parlé par les arbres, les bêtes, les peuples et que la poésie exprime depuis toujours ?

↘ Répétition ouverte le vendredi 27 mars 2026 à 16h, dans la salle Québec. 

Recherche | Véronique Voyer, La découvrabilité des contenus scientifiques et culturels francophones

En résidence du lundi 23 au vendredi 27 mars 2026

En partenariat avec le Fonds de Recherche du Québec et la Délégation générale du Québec à Paris

La Cité internationale de la langue française s’associe au Fonds de recherche du Québec pour accueillir un programme de résidence scientifique à destination de la communauté scientifique québécoise, visant à développer et maintenir des collaborations de recherche sur le plan international, dans une visée de développement des connaissances et de réseaux de connaissances, de formation de la relève et de la diplomatie scientifique.

Véronique Voyer est titulaire d’un doctorat en littérature et spécialiste du théâtre contemporain depuis une perspective écoféministe. En tant que scientifique en résidence à la Délégation générale du Québec à Paris, elle travaille sur la découvrabilité des contenus scientifiques et culturels francophones, afin de favoriser leur circulation, leur visibilité et leur valorisation à l’échelle internationale.

Théâtre | Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan, « Les Gaulois »

En résidence du lundi 30 mars au dimanche 12 avril 2026

Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan forment un duo d’acteurs hors norme. Ils se sont rencontrés il y a une quinzaine d’années autour d’un texte de l’autrice Marion Aubert, qu’ils retrouvent aujourd’hui. Elle écrit pour eux, avec sa langue enivrante, politique, et à l’humour dévastateur une performance gauloise du XXIe siècle sans potion magique, avec nos centurions à nous, nos bardes et nos mégalithes.

↘ Filage en présence des publics scolaires le jeudi 9 avril 2026.
↘ Répétition ouverte le samedi 11 avril 2026 à 14h, dans l’Auditorium. En savoir plus

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