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Grâce à la musique, la langue française s’enrichit et s’exporte dans le monde entier. Héritiers contemporains d’Édith Piaf et de Charles Aznavour, voici trois musiciens qui la font rayonner bien au-delà des pays francophones.

L'argot inventif d'Aya Nakamura 

Vous connaissez forcément son nom de scène qui fait référence à l’un des personnages de la série Heroes. En terme de succès, de reconnaissance et d’influence, Aya Nakamura est depuis plusieurs années l’une des plus grandes stars de la chanson française.

Des éditeurs de jeux vidéo collaborent avec elle, des vedettes internationales telles que Madonna, Rihanna ou Alicia Keys fredonnent ses chansons

La jeune femme fait danser le monde entier sur des textes largement influencés par l’argot de la banlieue parisienne où elle a grandi. Elle a aussi popularisé des mots d’argot ivoirien comme djo (« mec, gars ») dans « Copines » ou tchouffer (« rater, foirer ») dans « Djadja ».
   

Les mots-valises de Stromae

Le métissage des cultures et des langues est aussi l’une des caractéristiques du travail de Stromae, autre ambassadeur à succès du français. L’inventivité visuelle de son travail, la poésie cruelle de ses textes et les rythmes obsédants de ses compositions ont fait de l’artiste belge une figure profondément originale de la scène musicale francophone.

Inventeur de mots-valises (« Solassitude »…), de titres imaginatifs (« Papaoutai »…) ou détourneur d’expressions et de proverbes (« Malgré toutes ces bouteilles de rhum, tous les chemins mènent à la dignité » dans « Ave Cesaria »), Stromae est le représentant contemporain d’une musique francophone vivante et prête à toutes les expérimentations.
    

Le chiac de Lisa Leblanc

Malgré son « Cerveau ramolli » et sa triste vie (« J’ai pas d’chien, j’ai pas d’chat, j’ai pas d’char, j’ai pas d’chum »), Lisa LeBlanc porte depuis plus de dix ans les couleurs d’une chanson francophone à la fois inventive et loufoque.

Son travail, qui met à l’honneur une variété du français acadien appelée le « chiac », perpétue une tradition canadienne toujours créative, multiculturelle par nature, mais profondément attachée à son identité francophone.  
    

   

On le voit, le paysage musical francophone a bien changé depuis que Maurice Chevalier, dans les années 30, séduisait l’Amérique avec son accent de « titi parisien ».

Avec Aya Nakamura, Stromae ou Lisa Leblanc – sans oublier l’électropop de Christine and the Queens, ou les albums « Brol » et « Nonante-Cinq » d’Angèle – un français métissé, rythmé et contemporain a su toucher de nombreux publics non-francophones.
   

   

Cet article vous a mis l’eau à la bouche ? Vous pourrez découvrir d’autres auteurs et chansons francophones grâce au dispositif « En chanson », au sein de la future Cité internationale de la langue française.