Grand débat : Langues gauloises, entre mythe et réalité
Rencontre (conférence, lecture, dédicace)
Quelle langue parlaient les Gaulois ? Peut-elle être considérée comme l’ancêtre du français ? Jean Pruvost et Marion Aubert défont quelques idées reçues sur cette époque gauloise fantasmée.
-
Samedi 11 avril 2026
16h -
Tarifs
Gratuit, sur réservation
-
Public
Tout public
-
À noter
Cour du Jeu de Paume
Placement libre et assis, dans la limite des places disponiblesDurée : 1h15
Suivi d'une séance de dédicace
- Réservez vos billets
Avec Jean Pruvost et Marion Aubert
Quelle langue parlaient les Gaulois ? Peut-elle être considérée comme l’ancêtre du français ? Que doit le français à la langue gauloise ?
Jean Pruvost, lexicologue et historien de la langue française, et la dramaturge Marion Aubert, autrice de la pièce Les Gaulois, mettent en perspective la langue fantasmée et celle véritablement parlée à l’époque. Ils questionnent les constructions du « roman national » français sous l’angle du langage, cette « fabrique des ancêtres » qui a nourri récits et fictions, siècle après siècle, sur les origines de la France. Depuis leur point de vue linguistique et artistique, ils évoquent les mythes et les représentations de la civilisation gauloise et défont les idées reçues.
Modéré par Margot Renard, rédactrice en chef adjointe de la revue « Entre-Temps » et responsable de l'administration et de la valorisation de la recherche à l'Ecole du Louvre.
Suivi d’une séance de dédicaces.
Journée « Histoires d'un autre âge »
Ne manquez pas le programme complet de cette journée « Histoires d’un autre âge » avec la répétition ouverte « Les Gaulois » de Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan à 14h, dans l’Auditorium (gratuit).
À propos des intervenants
Jean Pruvost
Professeur des Universités émérite de lexicologie et de lexicographie, directeur éditorial des éditions Honoré Champion, Jean Pruvost organise depuis 1993 la Journée des dictionnaires. Auteur de plus de 800 publications dont plus de 60 livres, de 5 000 chroniques de langue radiophoniques et télévisées, il possède environ 10 000 dictionnaires. Prix Logos en 2000 pour Dictionnaires et nouvelles technologies, Prix de l’Académie française en 2006 pour Dictionnaires français, outils d’une langue et d’une culture, Prix Émile Littré en 2019, il se passionne pour l’histoire de la langue française. En 2019, il est élu à l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d’Angers. Lui est décernée la même année par l’Académie française la Grande Médaille de la Francophonie. Jean Pruvost raconte les mots, leur histoire et leur fonctionnement, passionnément et joyeusement.
Marion Aubert
Marion Aubert est diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Art Dramatique de Montpellier. En 1996, elle écrit son premier texte pour le théâtre : Petite Pièce Médicament, créée l’année suivante, date à laquelle elle fonde la Compagnie Tire pas la Nappe avec Marion Guerrero et Capucine Ducastelle. Depuis, toutes ses pièces ont été créées, notamment par sa compagnie, dans des mises en scène de Marion Guerrero. Ses pièces sont éditées chez Actes Sud-Papiers. Certains de ses textes sont traduits en allemand, anglais, tchèque, italien, catalan et portugais.
Son travail d’autrice se réalise le plus souvent dans le cadre de résidences d’écriture. Marion Aubert répond aussi aux commandes de différents théâtres, metteurs et metteuses en scène, compositeur ou chorégraphes, parmi lesquels la Comédie Française, la Comédie de Valence, le Théâtre du Rond-Point, le Théâtre Am Stram Gram de Genève, le Théâtre du Peuple de Bussang, l’Opéra de Limoges, l’Opéra de Compiègne…
En 2013, Marion Aubert reçoit le prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD. En 2016, elle est honorée Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres. De 2017 à 2020, elle est membre du Conseil d’Administration de la SACD dans la commission Théâtre. En 2023, elle reçoit le Prix Théâtre de la SACD. Depuis septembre 2020, elle est co-responsable du département écriture de l’ENSATT à Lyon. Marion Aubert est également comédienne. Elle a joué dans de nombreuses pièces, dont les siennes, mais on la retrouve aussi sous la direction de nombreux metteurs et metteures en scène.